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Comment participer, par une prise de position simple et quotidienne, à une répartition plus équitable des richesses sur la planète, à tisser des liens conviviaux avec son entourage, à réduire le réchauffement climatique, à renforcer Réponse : acheter et produire localement !
l’autonomie de sa commune, de son quartier, à co-créer un monde basé sur l’échange et la coopération ?
En quelques points, acheter local et favoriser l’artisanat, c’est :
Pourquoi ?
La généralisation de la grande distribution a deux conséquences majeures sur nos paysages :
- l’encouragement de cultures intensives : monoculture, immenses surfaces, qui lissent et effacent le patrimoine paysager et la diversité culturelle du milieu rural, pour le remplacer par un paysage uniforme (Beauce)
- le développement rapide de zones industrielles uniformes aux périphéries des villes, jalonnées de hangars cubiques.
Comment ?
Face à une forte pression foncière ces 10 dernières années, acheter localement permet de soutenir, et de favoriser l’installation d’agriculteurs et d’artisans qui participent à la gestion et à l’entretien des paysages naturels et des centre-ville.
Exemple qui marche : grâce à la mobilisation des citoyens et des commerçants (nombreux !) le conseil municipal de Saint Germain en Laye (78) a refusé l’installation d’un nouvel hypermarché sur la commune.
Pourquoi ?
- Aux Etats-Unis, l'article alimentaire moyen voyage entre 2500 et 4000 kilomètres, approximativement 25 % de plus qu'en 1980.
- Au Royaume-Uni, en 20 ans, la longueur moyenne du voyage des produits alimentaires a augmenté de 50 %.
- Les transports de marchandises, par voies maritimes, routières, ou aériennes, provoquent un grand nombre de nuisances environnementales (pollution, bruit, constructions d’infrastructures…)
- La plupart des produits que nous avons besoin de consommer peuvent tout à fait être produits localement.
Comment ?
Participer à l’économie locale réduit les émissions de CO2 générées par nos achats.
Pourquoi ?
- Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 75% des variétés agricoles cultivées dans le monde ont disparu depuis 1900. L’industrie agroalimentaire limite les espèces végétales cultivées à des normes strictes et des catalogues certifiant. En utilisant beaucoup d’intrants chimiques comme les engrais et les pesticides et la culture d’organismes génétiquement modifiés, l’agriculture industrielle d’aujourd’hui provoque un effondrement de la richesse de notre biodiversité végétale et animale. Aujourd’hui en France il n’existe plus que 3 sortes de blé, alors qu’il y en avait des milliers sortes il y a à peine 50 ans.
Comment ?
Privilégier une agriculture adaptée aux conditions locales, de taille plus réduite, pratiquant la diversité des cultures plutôt que la monoculture peut passer par un acte qui a du sens : acheter local.
Pourquoi ?
- 30% des terres arables de la planète ont été stérilisées depuis les années 70
- 30% sont aujourd’hui dévolus à la culture céréalière destinée à l’élevage
- une grande part restante pourrait être reconvertie pour produire des agrocarburants
- les énergies fossiles permettant à des denrées de parcourir des milliers de kilomètres se raréfient de façon drastiques.
Le capital permettant aux humains de se nourrir se réduit donc comme peau de chagrin, tandis que la population ne cesse de croître et que les contraintes énergétiques se complexifient. Une grave crise alimentaire, dont nous voyons déjà les prémisses, pourrait éclater dans les années à venir.
Il est donc très important de protéger ou de recréer des exploitations agricoles destinées à nourrir les populations là où elles vivent.
Or, une exploitation agricole disparaît toutes les 20 minutes en France.
Comment ?
Acheter auprès de producteurs locaux ou produire soi-même peut contribuer à créer une autre logique.
De multiples possibilités s’offrent maintenant à nous : Paniers (AMAP, Jardins de Cocagne…), marchés, producteurs qui vendent à la ferme, biocoop…
Exemple qui marche ? Le système des AMAP (paniers de légumes) permet environ à 10 000 paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement.
Pourquoi ?
- Pour un emploi créé dans un supermarché/hypermaché, c’est trois à cinq emplois qui disparaissent dans les PME et l’artisanat local (Cf. Christian Jacquiau). À l’heure où nous cherchons par tous les moyens un vivier d’emplois nouveaux, voici une piste non négligeable que nous pourrions étudier.
- Le réseau de la grande distribution à pour critère prépondérant le prix. Un producteur qui vend sa production au travers des centrales d’achat est donc souvent contraint de privilégier la quantité au détriment de la qualité et de brader le fruit de son travail (25 % des paysans ont un revenu inférieur au RMI, 40 % disposent de moins du Smic pour vivre). Simultanément les marges de la grande distribution ne cesse d’augmenter (des rapports qui peuvent aller de 1 à 4)
- A contrario, un producteur ou un artisan qui a une relation directe avec ses consommateurs a la possibilité de valoriser un travail de qualité et de le vendre à un prix juste, qui n’est pas soumis à la grande chaîne des intermédiaires.
Comment ?
En favorisant l’artisanat, les commerces de proximité, les circuits courts de distribution (paniers bio, marchés, etc.)
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Pour toutes questions, suggestions, réactions concernant cette page,
n'hésitez pas à contacter Agnès Florence
agnes.florence@mvt-terre-humanisme.org
Merci !
Pourquoi ?
- Produire en masse à très bas prix suppose l’apport d’engrais, de pesticides, d’hormones, d’antibiotiques dans l’élevage et l’agriculture…
- Transformer pour obtenir des produits nombreux et peu chers suppose l’apport de matières pauvres en qualités nutritionnelles et parfois toxiques (huiles hydrogénées, aspartam, émulsifiants, antioxidants, etc.)
- Le stockage et la conservation supposent l’apport de conservateurs pour les produits industriels
- Le transport de fruits et légumes sur de longues distances impose des cueillettes avant maturité (pauvreté nutritionnelle) et des traitements post-récoltes chimiques ou par irradiation
(voir la recette de la tarte à la cerise industrielle de Claude et Lydia Bourguignon ici)
Comment ?
A contrario, produire pour une consommation locale, dans une relation directe producteur-consommateur permet l’exploitation de surfaces plus petites et cultivées naturellement, limite les longues chaînes de transformation industrielles, permet de récolter fruits et légumes à maturité, etc. Traiter directement avec un producteur local est en outre l’une des seules façons de connaître le contenu de notre assiette avec certitude. Nous rencontrons directement le producteur, sans intermédiaires, nous connaissons l’origine de nos produits.
Pourquoi ?
- La production massive et subventionnée de l’agriculture « occidentale » permet des prix de revient tellement bas que le transport d’un produit ne représente plus qu’1% de son coût global. On peut par conséquent trouver des fruits et légumes européens à Dakar trois fois moins chers que les produits locaux (cf Jean Ziegler, We feed the World). Ce mode de production et de consommation participe ainsi à la détresse et à la pauvreté de paysans dits « du Sud ».
- La logique économique presque exclusivement axée sur les notions de croissance et de rentabilité conduisent un nombre de plus en plus grand de pays « du Sud » (Afrique, Maghreb, Amérique du Sud…) à produire en masse pour l’exportation. La région d’Agadir au Maroc, mobilise ainsi la quasi totalité des réserves en eau de la région pour ses grandes exploitations de culture conventionnelle mais également biologique. Les paysans locaux sont ainsi privés d’eau pour leurs cultures et la population locale privée des denrées qui sont destinées à l’exportation. Elle ne bénéficie la plupart du temps pas non plus des devises ainsi générées.
Comment ?
Acheter des produits locaux contribue donc à laisser aux populations du monde entier la liberté de se nourrir par elles-mêmes et de jouir des ressources de leurs territoires.
Pourquoi ?
L’industrialisation des productions agricoles ou manufacturières contribue pour beaucoup à l’uniformisation des produits et des modes de vie à travers la planète. Nous mangeons et nous nous habillons de plus en plus de la même façon au Nord comme au Sud.
Comment ?
En encourageant une production locale artisanale, fruit du travail des hommes, des conditions locales, et de savoirs séculaires, nous favorisons la biodiversité des modes de vie, des territoires et des cultures.
Pourquoi ?
Force est de constater que nous privilégions parfois la fonctionnalité à la qualité de nos relations sociales. Pourtant, n’est-il pas agréable de connaître son boulanger, son boucher, son fromager, son primeur, de parcourir les marchés, les centre-ville animés, aux boutiques nombreuses et bien achalandées plutôt que de courir dans les rayons d’un hypermarché ?
Comment ?
En favorisant l’artisanat, les commerces de proximité
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